🟥 DOSSIER DON D’ORGANES : TOUS PRÉSUMÉS DONNEURS.. MAIS SOMMES-NOUS VRAIMENT INFORMÉS ?
Une abonnée nous envoie cette photo prise à Saint-Cyr-au-Mont-d’Or, en Auvergne-Rhône-Alpes :
➡️ « Ville ambassadrice du don d’organes »
Un simple panneau ?
Pas vraiment.
Derrière se trouve un dispositif national destiné à développer la « culture du don » et à sensibiliser la population.
À Saint-Cyr, France ADOT 69 indique également être intervenue auprès d’enfants : école primaire, puis rencontre avec le Conseil municipal des enfants, notamment des CE2/CM1.
Mais au milieu de toute cette communication en faveur du don, une question nous semble essentielle :
❓ Les Français savent-ils réellement ce que prévoit la loi ?
Parce qu’en France, pour un adulte décédé, le principe n’est pas :
« Je suis donneur parce que j’ai dit OUI. »
C’est l’inverse.
⚠️ VOUS ÊTES PRÉSUMÉ DONNEUR SI VOUS N’AVEZ PAS EXPRIMÉ VOTRE REFUS DE VOTRE VIVANT.
C’est écrit noir sur blanc dans l’article L1232-1 du Code de la santé publique.
Et voilà le chiffre qui interpelle :
Selon le baromètre officiel de l’Agence de la biomédecine, 80 % des Français se disent favorables au don de leurs propres organes.
Mais seulement 24 % citent spontanément le principe du consentement présumé lorsqu’on les interroge sur les règles du don.
Et seulement 28 % déclarent se sentir bien informés.
Voilà où se trouve, selon nous, la vraie question.
On installe des panneaux aux entrées des communes.
On crée des « villes ambassadrices ».
On intervient jusque dans les écoles pour sensibiliser au don.
Très bien.
Mais puisque la loi considère déjà chaque adulte comme donneur potentiel sauf opposition exprimée..
➡️ Pourquoi ne pas afficher avec la même visibilité :
EN FRANCE, VOUS ÊTES PRÉSUMÉ DONNEUR. VOUS AVEZ AUSSI LE DROIT DE REFUSER.
Car oui, ce droit existe.
Vous pouvez vous inscrire au Registre national des refus, laisser un refus écrit à un proche ou avoir exprimé oralement votre opposition de votre vivant, que votre proche pourra ensuite faire valoir selon une procédure encadrée.
Et vous pouvez même refuser le prélèvement de certains organes ou tissus seulement.
Précision importante concernant les enfants : le consentement présumé ne fonctionne pas de la même manière pour un mineur décédé. Le Code de la santé publique exige le consentement écrit des titulaires de l’autorité parentale, selon les conditions prévues par la loi.
Alors non, il ne s’agit pas de prétendre qu’on « vole les organes » des Français.
Il s’agit de poser une question beaucoup plus simple :
Peut-on parler de consentement réellement éclairé lorsqu’une part aussi importante de la population connaît encore mal le fonctionnement même du consentement présumé ?
Informer sur le don, oui.
Informer tout aussi clairement sur le droit de dire NON devrait aller avec.
SOURCES
➡️ Agence de la biomédecine : baromètre 2024
80 % favorables au don, mais seulement 24 % citent spontanément le consentement présumé et 28 % se sentent bien informés.
https://www.agence-biomedecine.fr/fr/don-et-greffe-d-organes-et-de-tissus/activite-de-prelevement-et-de-greffe-d-organes-en-2023-et-barometre-d-opinion-2024
➡️ Légifrance : article L1232-1 du Code de la santé publique
Principe du consentement présumé pour les personnes majeures.
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000031931933
➡️ Légifrance : modalités permettant d’exprimer son refus
Registre national, document écrit, témoignage d’un proche et refus limité à certains organes ou tissus.
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006178485
➡️ France ADOT 69 : actions à Saint-Cyr-au-Mont-d’Or et sensibilisation auprès des enfants
https://www.france-adot.org/adot-departementales/adot-69/
➡️ Greffes+ : dispositif « Villes ambassadrices du don d’organes »
https://greffesplus.fr/lancement-du-projet-ville-ambassadrice-du-don-dorganes
Vous aimez cette publication ?
N'hésitez pas à réagir et surtout, partagez-la ! 😉
Rejoignez Relayez la Vérité Diffusée :
https://t.me/VeriteDiffusee
Suivez-nous également sur X :
https://x.com/VeriteDiffusee
Une abonnée nous envoie cette photo prise à Saint-Cyr-au-Mont-d’Or, en Auvergne-Rhône-Alpes :
➡️ « Ville ambassadrice du don d’organes »
Un simple panneau ?
Pas vraiment.
Derrière se trouve un dispositif national destiné à développer la « culture du don » et à sensibiliser la population.
À Saint-Cyr, France ADOT 69 indique également être intervenue auprès d’enfants : école primaire, puis rencontre avec le Conseil municipal des enfants, notamment des CE2/CM1.
Mais au milieu de toute cette communication en faveur du don, une question nous semble essentielle :
❓ Les Français savent-ils réellement ce que prévoit la loi ?
Parce qu’en France, pour un adulte décédé, le principe n’est pas :
« Je suis donneur parce que j’ai dit OUI. »
C’est l’inverse.
⚠️ VOUS ÊTES PRÉSUMÉ DONNEUR SI VOUS N’AVEZ PAS EXPRIMÉ VOTRE REFUS DE VOTRE VIVANT.
C’est écrit noir sur blanc dans l’article L1232-1 du Code de la santé publique.
Et voilà le chiffre qui interpelle :
Selon le baromètre officiel de l’Agence de la biomédecine, 80 % des Français se disent favorables au don de leurs propres organes.
Mais seulement 24 % citent spontanément le principe du consentement présumé lorsqu’on les interroge sur les règles du don.
Et seulement 28 % déclarent se sentir bien informés.
Voilà où se trouve, selon nous, la vraie question.
On installe des panneaux aux entrées des communes.
On crée des « villes ambassadrices ».
On intervient jusque dans les écoles pour sensibiliser au don.
Très bien.
Mais puisque la loi considère déjà chaque adulte comme donneur potentiel sauf opposition exprimée..
➡️ Pourquoi ne pas afficher avec la même visibilité :
EN FRANCE, VOUS ÊTES PRÉSUMÉ DONNEUR. VOUS AVEZ AUSSI LE DROIT DE REFUSER.
Car oui, ce droit existe.
Vous pouvez vous inscrire au Registre national des refus, laisser un refus écrit à un proche ou avoir exprimé oralement votre opposition de votre vivant, que votre proche pourra ensuite faire valoir selon une procédure encadrée.
Et vous pouvez même refuser le prélèvement de certains organes ou tissus seulement.
Précision importante concernant les enfants : le consentement présumé ne fonctionne pas de la même manière pour un mineur décédé. Le Code de la santé publique exige le consentement écrit des titulaires de l’autorité parentale, selon les conditions prévues par la loi.
Alors non, il ne s’agit pas de prétendre qu’on « vole les organes » des Français.
Il s’agit de poser une question beaucoup plus simple :
Peut-on parler de consentement réellement éclairé lorsqu’une part aussi importante de la population connaît encore mal le fonctionnement même du consentement présumé ?
Informer sur le don, oui.
Informer tout aussi clairement sur le droit de dire NON devrait aller avec.
SOURCES
➡️ Agence de la biomédecine : baromètre 2024
80 % favorables au don, mais seulement 24 % citent spontanément le consentement présumé et 28 % se sentent bien informés.
https://www.agence-biomedecine.fr/fr/don-et-greffe-d-organes-et-de-tissus/activite-de-prelevement-et-de-greffe-d-organes-en-2023-et-barometre-d-opinion-2024
➡️ Légifrance : article L1232-1 du Code de la santé publique
Principe du consentement présumé pour les personnes majeures.
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000031931933
➡️ Légifrance : modalités permettant d’exprimer son refus
Registre national, document écrit, témoignage d’un proche et refus limité à certains organes ou tissus.
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006178485
➡️ France ADOT 69 : actions à Saint-Cyr-au-Mont-d’Or et sensibilisation auprès des enfants
https://www.france-adot.org/adot-departementales/adot-69/
➡️ Greffes+ : dispositif « Villes ambassadrices du don d’organes »
https://greffesplus.fr/lancement-du-projet-ville-ambassadrice-du-don-dorganes
Vous aimez cette publication ?
N'hésitez pas à réagir et surtout, partagez-la ! 😉
Rejoignez Relayez la Vérité Diffusée :
https://t.me/VeriteDiffusee
Suivez-nous également sur X :
https://x.com/VeriteDiffusee