Bonjour,
"Selon que vous soyez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir"
Les animaux malades de la peste, 1678, Jean de la Fontaine.
Ces derniers jours, j'ai observé l'affaire Grégory Lenoci et les diverses réactions suite à sa condamnation à 17 ans de prison.
Même si cela se passe en Belgique, nous pouvons parfaitement convertir cette situation à l'affaire Lyhanna en France et aux autres affaires banalisées du quotidien et du même type.
Ce n'est pas le journaliste qui va s'exprimer ici, mais le citoyen et, accessoirement, l'ancien étudiant en droit qui a raté sa licence en faisant, comme le disait Coluche,
"5 ans de droit et tout le reste de travers".
Dans ma licence de droit, j'ai appris :
- Des concepts flous, nébuleux, qui n'intéressent personne
- De la théorie, de la théorie et encore de la théorie via des dissertations chiantes à mourir, avec des profs qui lisaient leurs notes pendant 4h (en général)
- Le droit est l'antithèse de la rectitude et, surtout, elle se confond avec la politique, avec la propagande idéologique et, cela me rappelle cette phrase de Coluche :
Il y a 2 types de justice : l'avocat qui connait le droit et l'avocat qui connait le juge".
Ce que l'on ne nous apprend pas :
- La plupart des membres de la justice sont FM (un seul professeur nous l'a dit : "80% des magistrats sont FM)
- La France est Pédoland
- La féminisation de la justice est une des causes de la situation actuelle (25% de femmes en 1975, 75% en 2025)
- La magistrature a une idéologie woke et d'extrême gauche, alors qu'elle est sensée être neutre et ne pas donner de consignes politiques (comme "le barrage au fascisme" à chaque second tour d'élection).
- La plupart des lois sont inappliquées
- Des articles de codes (civil, pénal, etc) sont supprimées chaque années du fait de leur non-application
C'est une synthèse, mais c'est essentiellement l'idée.
Si les gens font justice eux-mêmes, c'est parce qu'ils ne croient plus "du tout" en la justice de leur pays.
Je ne dis pas que c'est bien et qu'il faut l'encourager, mais c'est ainsi.
"Je peux vous dire que le désespoir est mobilisateur et que, quand il est mobilisateur, il devient dangereux"
(Daniel Balavoine à François Mitterrand sur Antenne 2 le 19 mars 1980).
Moi-même, je n'ai jamais crû en la justice de ce pays et c'est pour cela que j'ai arrêté le droit, au-delà du fait qu'apprendre des centaines d'arrêts de droit administratif, qu'apprendre des dizaines d'articles du code civil, pénal, de connaître la constitution par coeur ne sert à rien.
Le nec plus ultra : les droits de l'Homme, outil de destruction de notre justice.
Oui, je suis radical et je l'assume totalement.
D'ailleurs, j'avais souvent des discussions houleuses avec des camarades à l'époque sur l'UE et j'étais un des seuls à avoir été (et à être toujours) favorable à la remise de la peine de mort pour les pédocriminels, les criminels en série et les terroristes.
Quand on est étudiant en droit, on est dans l'antichambre de la politique, de la Franc-Maçonnerie et des réseaux de pouvoir donc, soit on s'adapte pour faire carrière, soit on s'en va.
J'ai choisi la deuxième option.
Je comprends donc les actes de Grégory Lenoci (même si "c'est pas bien", "qu'il aurait peut-être pu faire autrement", "qu'on ne fait pas justice soi-même", etc) car, quand on touche à un enfant, aucune justice digne de ce nom ne fait le travail qu'il faudrait faire et, à mes yeux, je n'en connais qu'une qui a fait ses preuves : la peine de mort (ou, à la rigueur, la prison à perpétuité pour les plus modérés).
D'ailleurs, on en est où de l'affaire Lyhanna et de l'affaire Epstein en France?
Beaucoup critiquent la politique carcérale de Bukele au Salvador, mais elle fait ses preuves.
A bon entendeur.
Nicolas